Il est édité par les associations d'usagers :
-Comité pour les transports en commun de l'agglomération rouennaise
-FNAUT Haute-Normandie
Liste gaulliste, républicaine, indépendante Debout la Normandie
Conduite par Brigitte Brière et Guy Auzoux
www.deboutlanormandie2010.fr
1. à propos des dessertes ferroviaires sur Paris.
Cette question, récurrente, de la ligne Le Havre – Rouen – Paris révèle un problème profond : le manque d’emploi dans notre région, déjà fortement touchée par un chômage dont nous n’osons pas
imaginer le taux, si des milliers de personnes n’avaient la chance d’avoir un emploi sur Paris. C’est dire l’urgence pour nous d’améliorer l’attractivité de notre région, afin d’attirer
réellement de nouvelles entreprises créatrices d’emplois, afin d’une part de résorber le taux de chômage, mais aussi d’offrir au maximum de Normands du travail en Normandie.
Il n’empêche que nous devons apporter les solutions les plus adéquates aux difficultés que rencontrent quotidiennement les voyageurs qui empruntent cette ligne. Nous sommes conscients que la qualité du service public ferroviaire entre notre région et Paris est médiocre. Les retards chroniques et les annulations de trains entrainent des désagréments inacceptables pour les usagers. Il est bon de rappeler que la SNCF et l’Etat doivent également assumer leurs responsabilités dans la qualité du service public ferroviaire.
Nous nous engageons à rénover les voies (en partenariat avec RFF) et les locomotives afin
d’augmenter la vitesse de circulation des trains (200 km/h au lieu de 160 actuellement) et ainsi réduire les temps de trajet. Nous considérons qu’il est impératif de doubler les lignes actuelles pour désengorger le trafic entre la Haute-Normandie et Paris et permettre une circulation simultanée des omnibus (Transilien pour la partie Ile-de-France) et des trains grande ligne. Il est urgent de réorganiser les horaires pour corriger certains encombrements autour des noeuds de Mantes la Jolie et Vernon et ainsi garantir une plus grande ponctualité des trains. Pour les communes limitrophes à l’Ile de France (Gisors, Bueil, Vernon…), nous devrons caler les prix des forfaits mensuels sur ceux pratiqués en Ile-de-France afin d’éviter les importantes différences de prix. Dans la perspective d’une continuité du service public, nous ajouterons des trains le soir après 21h. Le dernier train pour Paris part du Havre à 20h, de Rouen à 21h et d’Evreux à 20h20.
La solution indispensable de toutes ces difficultés, ne doit pas masquer l’absence de liaison fiable avec la Basse Normandie. Il faudra aussi y remédier, en liaison avec le Conseil Régional de Basse Normandie, afin de préparer, si elle doit avoir lieu, une réunification efficace sur le plan économique.
2. à propos du projet de nouvelle gare de l’agglomération rouennaise
Il est évident qu’un projet de LGV entre Le Havre et Paris ne pourrait contourner notre capitale
régionale. Nous nous opposions d’ailleurs aux projets de gare sur les hauts de Rouen à Mont Saint-Aignan. Le principal avantage d’une gare ferroviaire est d’amener les voyageurs au coeur des villes.
Les sites de Sotteville les Rouen, Oissel et Saint Sever nous semblaient mieux adaptés. Le projet sur le site de Saint Sever est à présent bien avancé, les débats publics ont eu lieu, nous estimons que les travaux devront débuter rapidement afin d’améliorer au plus vite l’accessibilité des trains dans l’agglomération de Rouen. La construction de cette nouvelle gare devra évidemment s’accompagner d’un plan de desserte des transports en commun (tram-train, métro, bus…) pour que l’ensemble des communes de l’agglomération puissent accéder facilement et rapidement à la gare.
3. à propos des autres infrastructures ferroviaires
Nous souhaitons redéployer le réseau ferroviaire dans notre région pour permettre à chaque haut-normand d’accéder rapidement à une gare et ainsi d’inciter les gens à prendre les transports en
commun plutôt que la voiture. Nous nous opposons à la politique actuelle de la SNCF qui vise à rentabiliser au maximum les dessertes ferroviaires et à fermer les gares qui ne sont pas rentables.
Ainsi nous nous engageons à ouvrir de nouvelles lignes (Rouen- Evreux) et à relancer progressivement les études pour ré-ouvrir des lignes actuellement fermées (Serqueux-Gisors, Le Havre - ND de
Gravenchon - Pont Audemer, Vallée de l’Eure…).
4. à propos du développement du TER
Il est vrai que nous devons intensifier le trafic des voyageurs dans notre région. Pour cela, nous
proposons de mettre en place davantage de navettes omnibus afin d’améliorer l’interconnexion entre les villes de notre région. Des trains de moins grandes capacités aux heures creuses mais de manière plus régulière. Le développement du TER passera aussi par une simplification de la tarification SNCF.
Aujourd’hui beaucoup d’usagers se font piéger par la complexité de la tarification (cartes de réduction, période bleue ou blanche…). Nous souhaitons revoir en profondeur le système tarifaire et diminuer les prix pour inciter les haut-normands à prendre le train. Nous déplorons le manque de fiabilité et de confort des TER nouvellement acquis par la région. Les pannes redondantes du nouveau matériel entrainent des retards et des annulations tous les jours. De plus, nous constatons que la rénovation des wagons « corail » engendre une perte de confort pour les usagers notamment dans le choix des sièges et dans la qualité du matériel d’équipement. Nos trains ne doivent pas devenir des « trains de banlieue », nous entendons par là, des trains au confort succinct. Les rénovations des wagons « corail » que nous engagerons devront garantir un confort au moins identique à ce qui existe
actuellement.
5. à propos de l’intermodalité
Nous nous engageons à rénover une grande partie des gares et à mettre fin aux parkings payant aux abords de celles-ci (Vernon entre autres). Nous réaffirmerons le principe de complémentarité des
moyens de transport en commun en intensifiant et développant le réseau de bus urbains et régionaux là où les trains n’accèdent pas de façon à raccorder tous les Normands, en ville et en milieu
rural, à l'ensemble du territoire. Le manque crucial de transports en communs dans les campagnes normandes est un obstacle à l'installation de jeunes familles, est un handicap pour les seniors,
et pénalise sérieusement l'environnement par le recours obligé aux véhicules individuels
. Nous devons réduire au maximum ce déficit de service public en prenant en compte le fait que
la région ne peut pas se substituer indéfiniment au désengagement de l’Etat dans ce domaine.
Pour garantir la continuité tarifaire, la mise en place du prix au kilomètre parcouru qui tend à
disparaître doit être maintenue pour le train et le bus.
Vous pourrez retrouver d’autres propositions sur le fichier « Des transports en commun efficaces » ci-joint ou sur notre site internet www.deboutlanormandie2010.fr
Madame, Monsieur,
Voici les réponses d’Europe Écologie Haute-Normandie à votre questionnaire
1 : à propos de la desserte ferroviaire Paris – Rouen – Le Havre
Les dysfonctionnements de la ligne SNCF Paris - Rouen - Le Havre font souvent la une de l’actualité régionale. Les usagers dénoncent tout à la fois l’irrégularité chronique du service et, dans
certaines gares, comme Vernon, l’inadéquation de l’offre à leurs besoins de déplacement.
Chacun sait maintenant que la résolution de ces problèmes ne sera possible qu’au prix de la mise à quatre voies de la section Achères – Mantes, c’est à dire d’une séparation des flux normands et
franciliens, qui permettrait tout à la fois un meilleur respect des horaires et une meilleure adaptation de l’offre à la demande.
Quelles sont vos propositions quant à l’amélioration de la desserte ferroviaire Paris – Rouen – Le Havre ?
Résoudre les problèmes d’infrastructure en Ile de France, avec création de voie supplémentaire pour faire sauter le bouchon.
Par contre, la création d’une LGV, extrêmement coûteuse, est un leurre qui n’apportera aucune amélioration concrète.
2 : à propos du projet de nouvelle gare de l’agglomération rouennaise
L’évocation récente d’un projet de LGV contournant l’agglomération rouennaise par ses franges septentrionales a semé un doute sur la volonté de l’Etat de soutenir le projet de nouvelle gare sur
le site de Rouen Saint Sever. A l’évidence, l’intérêt de la grande majorité des usagers consiste à disposer d’une gare aussi proche que possible du centre-ville, et aisément accessible au moyen
des transports collectifs urbains.
Quelle est votre position sur ce sujet ? Quelles initiatives envisagez vous de prendre ?
Nous sommes défavorables au projet de LGV auquel nous ne croyons pas. Cela ressemble à une opération de communication purement électoraliste tant il est peu crédible.
Une gare doit toujours desservir le centre ville en lien avec les transports publics urbains. Nous nous opposerons à toute création de gare TGV à l’extérieur de Rouen surtout si elle n’est accessible que par la route.
3 : à propos des autres infrastructures ferroviaires
Plusieurs lignes régionales, aujourd’hui fermées au trafic des voyageurs, présentent d’importantes potentialités de trafic, justifiant leur remise en service : Rouen - Evreux, Rouen - Elbeuf
ville, Le Havre - ND de Gravenchon, ou encore l’extension de la LER au-delà de Rolleville.
Quels sont vos projets en la matière ?
Favorable à ces réouvertures dont le coût cumulé est très inférieur au seul coût de la LGV.
Il faut y ajouter, en collaboration avec la Basse-Normandie, la réouverture de Glos-Honfleur.
4 : à propos du développement des TER
En dépit des réels efforts exercés et des nettes progressions de la fréquentation relevées depuis quelques années, les parts de marché du TER restent modestes.
Quelles actions pensez-vous engager afin de développer l’offre et d’accroître l’usage des TER, tant sur le créneau des déplacements intervilles (Rouen - Dieppe, Rouen - Caen, …) que sur celui de
la mobilité périurbaine (Barentin - Rouen - Elbeuf , réseau de la Pointe de Caux).
Europe Ecologie n’est pas satisfaite de la politique TER en Haute-Normandie qui reste minimaliste. Malgré les progrès, la Région est classée parmi les dernières dans le Palmarès de « La Vie du Rail », les autres font beaucoup mieux, y compris la Basse-Normandie, qui a beaucoup moins de moyens financiers. Il y a donc un réel retard à rattraper.
La question étant très ouverte, il serait difficile d’exposer tous les arguments ici. C’est pourquoi nous vous invitons à consulter le chapitre transports de notre programme.
5 : à propos de l’intermodalité
De nombreuses gares ou haltes TER ne sont toujours pas équipées d’installations permettant le développement des pratiques intermodales : un parking convenablement aménagé, un garage sécurisé à
vélos, un terminal bus.
La complémentarité entre les trains régionaux et les services départementaux d’autocars reste très insuffisante : autour de Clères, trains et bus sont en concurrence alors que les rabattements
sur les gares demeurent marginaux. En outre, les difficultés d’usage imputables aux discontinuités tarifaires entre les réseaux perdurent.
Que proposez-vous afin de faciliter un usage combiné des différents moyens de transport ?
Le constat est en effet désastreux en la matière, même dans la principale gare de la Région, celle de Rouen, on ne compte qu’un couloir bus défoncé sur moins de 100m dans un seul sens, 3 anneaux
à vélo, aucun aménagement cyclable et pas de réel cheminement piétonnier. La ligne de Bus-Région Evreux-Rouen ne dessert même pas la gare de Rouen !
En tout état de cause, la priorité ne doit pas être d’aménager des parkings coûteux à proximité des gares (même si cela n’est pas exclu), mais de faciliter et sécuriser les cheminements
piétonniers, les aménagements cyclables, la desserte des transports publics urbains ainsi que, en collaboration avec les conseils généraux, ajuster les horaires des cars départementaux pour des
correspondances ferroviaires ce qui implique chaque fois que possible de déplacer les arrêts devant les gares.
La concurrence cars-trains est évidemment à éviter et la complémentarité par rabattements à favoriser. En collaboration avec les Conseils Généraux, le transport scolaire par car doit être
transféré sur rail chaque fois que cela est possible.
Europe Écologie est favorable à encourager les négociations entre autorités organisatrices pour proposer aux usagers des tarifications intermodales attractives, comme c’est déjà le cas dans
plusieurs villes moyennes de Basse-Normandie.
Espérant avoir répondu à vos attentes, nous vous invitons à consulter notre programme afin de connaître toutes nos propositions pour les transports.
Lien pour le télécharger : http://haute-normandie.regions-europe-ecologie.fr/fileadmin/dam/hautenormandie/print_campagne/programme-EEHN-2010-web.pdf
Lien pour le lire en ligne : http://www.impression-virtuelle.fr/EEHN.html
Restant à votre disposition, nous vous prions d’agréer Madame, Monsieur, l’expression de nos sincères salutations.
Europe Écologie Haute-Normandie
Une nouvelle énergie pour une éco-région
34-35 quai du Havre – 76000 Rouen
Tel : 02.35.08.10.83
contact-haute-normandie@regions-europe-ecologie.fr
Haute Normandie démocrate, liste soutenue par François Bayrou, répond au questionnaire adressé au candidats aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010
1 - A propos des désertes ferroviaires vers Paris
Nous suggérons une action forte, concentrée entre les deux régions pour pousser la mise à 4 voies de la section Mantes Achères et pourquoi pas, une participation financière, même si les quatre voies à créer ne sont pas exactement de la compétence régionale.
2- A propos du projet de nouvelle gare de l’agglomération Rouennaise
Il est essentiel qu’une gare soit facilement accessible par les transports en communs sur une agglomération de la taille de Rouen. Il faut donc la positionner en fonction des lignes TEOR…ou prolonger celle-ci jusqu’à une nouvelle gare. L’hypothèse de LGV, n’est qu’une idée lancée par le gouvernement, sans études .Il est donc urgent de savoir ce qui est faisable ou pas avant de se positionner , mais il est clair qu’il faudra , si cela devait avancer rapidement , que la région mette la main au portefeuille ( comme l’a fait l’Alsace) pour peser sur la décision de l’Etat, en tout état de cause ,elle doit desservir Rouen.
3- A propos des autres infrastructures ferroviaires
Il faut mettre en place une nouvelle ligne Val de Reuil - Evreux. L’ancienne ligne de la vallée serait un coût énorme pour la ré-activation . L’idée d’un tram train doublant la voie rapide est une bonne idée. Mais demain matin, IL FAUT mettre les bus rapides , Evreux- Rouen à 2 Euros et non 10 pour pousser à leur utilisation et rendre ces bus prioritaires sur le reste du trafic , comme cela se fait en ville. Le principe de liaison rapide entre les villes de Haute Normandie par le biais des bus prioritaires doit être appliqué en attendant la réouverture de certaines lignes de chemin de fer, quand cela est réalisable. Pour le trafic marchandise, le passage par Serquigny est possible.
4 – A propos du TER
Je crains que seule l’augmentation du pétrole ne pousse vraiment les usagers à utiliser les transports en commun, néanmoins l’exactitude des trains est à exiger pour que les lignes soient crédibles.
5 - A propos de l’intermodalité
La réponse est différente selon le statut des lieux : régional, municipal ou SNCF. J’ai vérifié que l’accessibilité handicap était soit effectuée soit en projet bien avancé ( Bernay , à venir Val de Reuil) . Il faut que la région soit chef d’orchestre sur tout le territoire et partenaire des projets d’aménagements ( garage- vélo ect…)
6- Déplacements doux
Toutes les collectivités territoriales doivent être aidées dans leur réflexion pour la mise en place des pistes cyclables protégées de la circulation des voitures. Il faut impérativement faire réapprendre à nos concitoyens l’utilisation du vélo en particulier sur les petits parcours.
Bus et trains doivent être équipés en conséquence de manière systématique.